La multiplication des piscines privées dans les années 2000 a engendré une augmentation importante des noyades. Cela a conduit le législateur français à mettre en place un dispositif de sécurité pour prévenir les risques de noyade des jeunes enfants.
La Loi votée le 3 Janvier 2003 impose à partir du 1er Janvier 2004 un dispositif de sécurité normalisé pour les piscines nouvellement construites. Elle impose également un tel dispositif à compter du 1er mai 2004 pour les piscines existantes des habitations données en location saisonnière, toutes les autres constructions effectuées avant 2004 devantt en être équipées 1er janvier 2006.
Sont concernées par cette loi les piscines privatives à usage individuel ou collectif de plein air, dont le bassin est enterré ou semi-enterré. Les piscines posées sur le sol (gonflables ou démontables), les piscines situées dans un bâtiment, les établissements de natation qui font l'objet d'une surveillance par un maître sauveteur ne sont pas concernés par cette loi.
Le décret d'application de cette loi a été modifié le 7 juin 2004 pour préciser les quatre dispositifs de sécurité officiellement homologués : les barrières de protection, les couvertures rigides de sécurité, les abris (structures légères et/ou vérandas) et les alarmes de piscine.
Un décret du 16 juillet 2009 renforce les exigences de sécurité concernant les alarmes de détection d'immersion. Toutefois, il n'exige pas le remplacement des dispositifs installés conformément aux normes antérieures.
Le maître d'ouvrage a la responsabilité d'installer ou de faire installer un dispositif de sécurité conforme aux normes.
Les dispositifs de sécurité n'ont en aucun cas pour but de se substituer à la vigilance des adultes responsables et aux mesures de précaution contre la noyade qui restent le facteur essentiel pour la protection des jeunes enfants.